La police italienne a récemment effectué des perquisitions dans les locaux de onze grandes marques de luxe, dont Bulgari, Chanel, Prada, Givenchy et Dolce & Gabbana. Le parquet de Milan enquête sur ces marques pour des violations présumées du droit du travail, des ouvriers chinois étant contraints de travailler dans des conditions déplorables par l’intermédiaire de sous-traitants.
Des conditions inhumaines
Une enquête de grande envergure menée par le parquet a une nouvelle fois mis au jour d’innombrables cas d’exploitation au sein des chaînes d’approvisionnement des grandes maisons de mode italiennes. Selon le journal économique italien Il Sole 24 Ore, ces marques sous-traitent le travail à des fournisseurs, qui à leur tour le sous-traitent à d’autres acteurs. Ceux-ci transfèrent ensuite le travail à des ateliers, souvent situés à Prato et dans ses environs, où des travailleurs, pour la plupart chinois, travaillent (et vivent) dans des conditions déplorables.
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