Nestlé procède au rappel de lait en poudre pour bébés dans une grande partie de l’Europe en raison d’une possible contamination, susceptible de provoquer des diarrhées et des vomissements. Il s’agirait du plus important rappel jamais effectué par la société.
Dix usines différentes
Lors de contrôles internes, Nestlé a découvert la présence de cérulide dans un ingrédient utilisé en Europe après le 19 novembre. Le 12 décembre, le groupe a averti pour la première fois les consommateurs de ne pas utiliser certaines boîtes de lait en poudre, sans toutefois mentionner les pays concernés. Trois semaines plus tard, l’ampleur du problème s’avère beaucoup plus importante que prévu, avec des rappels notamment aux Pays-Bas, en Autriche, au Danemark, en France, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. La Belgique n’a été concernée que plus tard. Selon Reuters, il s’agit du plus grand rappel de produits de l’histoire du groupe : au moins 25 pays sont désormais concernés.
La toxine provient d’une huile végétale, probablement de l’huile d’arachide, fournie par un sous-traitant. Selon l’entreprise, les valeurs sont faibles et il s’agit d’un « rappel préventif et volontaire, qui prouve l’efficacité de nos propres contrôles ». Les symptômes ressemblent beaucoup à ceux d’une gastro-entérite : à des concentrations plus élevées, la cérulide peut provoquer des crampes, des vomissements persistants et de la diarrhée.
Nestlé ne souhaite pas révéler dans quelle usine la contamination a été détectée, ni si l’huile concernée provient de l’Union européenne ou d’un pays tiers. Les notifications enregistrées dans le système d’alerte européen RASFF indiquent toutefois que les premiers signaux concernaient du lait en poudre provenant des Pays-Bas, où Nestlé possède une usine à Nunspeet. Les autorités alimentaires italiennes ont donné l’alerte le 12 décembre ; d’autres pays ont suivi. Selon l’autorité de contrôle autrichienne, environ 800 produits provenant d’au moins dix usines sont concernés.


