Selon ses propres dires, Carrefour est le premier distributeur en Belgique à mesurer et à communiquer en toute transparence ce qu’il appelle son « protein split », c’est-à-dire le rapport entre les protéines végétales et animales. L’objectif de 60 % de protéines végétales d’ici 2030 est encore loin d’être atteint.
Une méthode précise
Carrefour est la première chaîne de supermarchés belge à utiliser le « Protein Tracker » de ProVeg International, une méthodologie précise, fiable et comparable permettant de déterminer le rapport entre les protéines végétales et animales. Le distributeur mène cette initiative en collaboration avec ProVeg Pays-Bas.
Aux Pays-Bas, tous les grands supermarchés mesurent déjà leurs progrès en matière de protéines végétales à l’aide de cette méthode. En effet, pour bien suivre l’évolution de la répartition des protéines, il est important que les fournisseurs alimentaires utilisent tous la même méthode de mesure et que tous les articles vendus en magasin soient pris en compte dans l’analyse des protéines
42,2 % de protéines végétales
Le résultat actuel pour Carrefour Belgique : 42,2 % de protéines végétales contre 57,8 % de protéines animales, indique le distributeur sur LinkedIn. La chaîne de supermarchés accuse ainsi un léger retard par rapport à la moyenne en Flandre, qui, selon les derniers chiffres du Green Deal Eiwitshift 2.0, s’élevait en 2024 à environ 42,6 % de protéines végétales contre 57,4 % de protéines animales.
L’objectif est que les Flamands tirent environ 60 % de leurs protéines d’aliments d’origine végétale d’ici 2030, mais cela semble très ambitieux. La stratégie « Protewin » de la Wallonie mise également sur une part accrue de protéines végétales, sans toutefois fixer de chiffre concret.
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