Dans le nouveau plan stratégique Carrefour 2030, les branches belge, polonaise et argentine n’ont plus leur place. C’est ce qu’a confirmé le détaillant ce matin dans un communiqué de presse. Cela ne signifie toutefois pas nécessairement une vente immédiate.
Toutes les options sont ouvertes
« Carrefour se dote aujourd’hui d’un nouveau plan stratégique ambitieux, radicalement tourné vers la croissance et l’amélioration de la rentabilité. Le Groupe acte tout d’abord son recentrage sur trois marchés coeur, la France, l’Espagne et le Brésil, où nous possédons des positions de leadership et le plus fort potentiel de création de valeur », a déclaré le PDG Alexandre Bompard dans le communiqué.
Pour les autres régions (Belgique, Pologne, Argentine), le groupe privilégie une « gestion dynamique des actifs ». Carrefour continuera d’y travailler à l’amélioration de la performance opérationnelle tout en conservant toutes les options stratégiques ouvertes — de la croissance à la monétisation totale ou partielle. Une seule boussole guidera ses décisions futures : la maximisation de la création de valeur.
Le fait que le détaillant ait examiné ses activités internationales était déjà connu depuis un certain temps. Les branches italienne et roumaine ont entre-temps été vendues à des investisseurs locaux. La rumeur selon laquelle la banque d’affaires Rothschild & Co aurait été mandatée pour étudier les options pour la Belgique circule depuis un certain temps déjà. La direction belge a jusqu’à présent nié l’existence de plans concrets pour quitter le pays. Le PDG Geoffroy Gersdorff abordera prochainement la stratégie plus en détail lors d’une conférence de presse. Hier, la division belge a publié une légère croissance de son chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre et l’ensemble de l’année.
Carrefour réalise en Belgique un chiffre d’affaires de 4,427 milliards d’euros avec 40 hypermarchés, 440 supermarchés Carrefour Market et 300 magasins de proximité Carrefour Express.


