Les courses dans les supermarchés belges ont augmenté de 3,83 % l’année dernière, selon les calculs de l’organisation de consommateurs Testachats. Cette hausse est principalement due à la forte augmentation des prix du chocolat, du café et de la viande.
Récoltes ratées
En moyenne, le panier d’achat a certes renchéri de 3,83 % en 2025, mais derrière ce chiffre global, Testachats constate, outre des hausses importantes, quelques baisses modestes. Le chocolat, par exemple, est devenu extrêmement cher : le chocolat au lait coûte aujourd’hui en moyenne 33 % plus cher qu’au début de l’année, le chocolat noir 28 %. En quatre ans, son prix a presque doublé. Les causes : des récoltes ratées en raison de mauvaises conditions météorologiques et de maladies d’une part, et une demande croissante d’autre part.
Les mêmes facteurs ont fait grimper les prix du café : le café moulu a augmenté en moyenne de 20 % en 2025, les dosettes de café de 28 %. La viande a augmenté de 12 %. Cela vaut surtout pour la viande bovine : les consommateurs paient désormais en moyenne 26 euros le kilo pour un steak au supermarché, contre 21,5 euros le kilo il y a un an. Cela s’explique par le virus de la fièvre catarrhale ovine et l’IBR, une infection virale des voies respiratoires.
Légères baisses
Néanmoins, certains produits ont également vu leur prix baisser l’année dernière. Les consommateurs paient désormais en moyenne 11,19 euros pour 1 litre d’huile d’olive de marque distributeur, contre 11,4 euros au début de l’année dernière. C’est encore beaucoup plus qu’en 2022, où 1 litre d’huile d’olive coûtait 7,62 euros. 500 grammes de spaghettis de marque maison coûtent désormais en moyenne 0,87 euro, contre 0,9 euro l’année dernière. Début 2022, le prix était de 0,7 euro. Un kilo de pommes de terre coûte désormais en moyenne 2,08 euros, alors qu’il coûtait 10 centimes de plus au début de l’année dernière. En janvier 2022, un kilo de pommes de terre coûtait encore 1,49 euro.
Testachats ne se risque pas à faire des prévisions pour 2026, car beaucoup dépend des conditions météorologiques et de l’apparition ou non de maladies chez les plantes ou les animaux.


