À compter d’aujourd’hui, une taxe écologique s’applique en France sur la mode ultra-rapide. Le pays entend ainsi freiner l’essor des boutiques en ligne chinoises telles que Shein, Temu ou AliExpress.
Une taxe progressive
La loi anti-fast fashion adoptée par la France en juin entre en vigueur aujourd’hui. Le pays vise explicitement l’offre de mode à très bas prix des plateformes chinoises : en effet, cette contribution s’applique uniquement aux acteurs qui proposent chaque année d’énormes quantités de produits en ligne. Les enseignes de mode traditionnelles telles que Kiabi, H&M ou Zara échappent ainsi à cette mesure.
Les plateformes concernées devront s’acquitter d’une contribution environnementale sur chaque vêtement. Le montant de cette écotaxe augmentera au cours des prochaines années et pourra atteindre jusqu’à 50 % du prix de vente. Actuellement, il s’élève par exemple à 50 centimes pour un slip, 9 euros pour un jean ou 12 euros pour une veste. Ces montants passeront respectivement à 2, 17 et 19,5 euros en 2030.
Cette taxe s’ajoute à la taxe européenne sur les colis de 3 euros par colis, entrée en vigueur en juillet. De plus, la France a imposé d’autres restrictions : ainsi, à partir du début de l’année prochaine, les plateformes chinoises ne seront plus autorisées à faire de la publicité et les influenceurs ne pourront plus promouvoir ces vêtements.
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