Les mesures de sécurité contre la fraude aux paiements étant désormais presque infaillibles, les fraudeurs se concentrent sur le maillon faible : l’être humain. Ils y parviennent grâce à l’IA, avec des contenus falsifiés impossibles à distinguer des documents légitimes. Visa passe à l’offensive avec trois plans d’action.
Baisse du taux de fraude dans le commerce électronique
Visa, qui compte 4,3 milliards de cartes représentant 335 milliards de transactions de paiement par an, a investi 11 milliards d’euros dans la sécurité des paiements au cours des cinq dernières années. L’entreprise est pionnière dans le domaine de la sécurité des paiements en ligne et de l’innovation technologique, avec notamment les cartes à puce, le système 3D Secure pour l’authentification en ligne, l’authentification biométrique et les outils de détection des fraudes qui utilisent l’IA depuis déjà 30 ans.
Visa bloque plus de 150 millions de transactions frauduleuses par an, grâce à plus de cent experts dans des centres de cybersécurité qui surveillent le réseau 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cela fonctionne : le taux de fraude dans le commerce électronique en Europe continue de baisser régulièrement. Mais la fraude évolue. Les technologies de sécurité étant désormais presque infaillibles, les fraudeurs contournent ces mesures de sécurité en s’attaquant au maillon faible : l’être humain. Nous sommes passés de la fraude technologique à la fraude sociale…
Fraude via l’IA
Nous vivons aujourd’hui à une époque où rien n’est plus fiable à première vue. L’IA permet de créer des contenus impossibles à distinguer des communications commerciales légitimes. Cela ouvre la voie à la fraude en ligne à l’aide de faux e-mails, de faux conseillers bancaires, de faux sites commerciaux, de faux documents…
Les personnes qui confondent le contenu généré par l’IA avec du contenu réel sont près de 5 fois plus susceptibles d’être victimes d’une escroquerie (63 % contre 14 %). Les personnes qui partagent du contenu sans le vérifier sont près de deux fois plus susceptibles d’être victimes d’une escroquerie (33 % contre 17 %). Les victimes d’escroqueries passent en moyenne 14 jours à résoudre le problème, ce qui correspond à 70 % d’un mois de travail. Les fraudeurs exploitent les émotions et l’urgence. La perte financière moyenne s’élève à 147 euros par personne.
Les détaillants sont vulnérables
Plus inquiétant encore, non seulement les criminels, mais aussi les clients légitimes peuvent abuser du système. L’IA rend les fausses déclarations crédibles : pensez aux fausses factures ou aux fausses photos de livraison. Les signaux de fraude traditionnels basés sur l’inspection visuelle, le contrôle des documents ou l’authenticité des conversations deviennent peu fiables. Les détaillants sont particulièrement vulnérables à cet égard : ils sont en effet soumis à la pression de maintenir une expérience client fluide et automatisent de nombreux remboursements et litiges.
Visa s’adapte à ce nouveau paysage de la fraude avec trois plans d’action clairs : renforcer la coopération avec le secteur, informer les clients et améliorer les produits à l’aide de l’IA. Vous souhaitez en savoir plus sur ces mesures ? Julien Gabillet, Lead Risk Director chez Visa Europe, dévoilera plus de détails lors du RetailDetail Omnichannel & E-Commerce Congress, le 19 mars à Bruxelles. Également présents sur scène ce jour-là : Laura Toledano, directrice générale Europe occidentale chez Zalando, Jennifer Nemry, qui viendra expliquer la stratégie e-commerce de Delhaize, Magalie Aerts, fondatrice de la marque de mode colorée Les Jumelles, et Gino Van Ossel, expert omnichannel (Vlerick Business School).
Vous pouvez réserver vos billets en cliquant sur le bouton ci-dessous. Ne tardez pas : ces dernières années, ce congrès a toujours affiché complet.


