Jusqu’à récemment, la nationalisation des supermarchés relevait du folklore politique. Aujourd’hui, des projets concrets sont à l’étude en Australie, en Nouvelle-Zélande et à New York. La flambée des prix alimentaires fait soudainement du supermarché public une arme politique, et une véritable provocation pour le secteur de la grande distribution établi.
L’État devient un discounter
C’est l’Australie qui présente pour l’instant la proposition la plus spectaculaire. L’ancien député Max Chandler-Mather souhaite placer sous contrôle public plus de 200 magasins des leaders du marché Coles et Woolworths. À cela s’ajoutera la construction de 424 nouveaux supermarchés et de dix centres de distribution. Coût de l’opération : 25,1 milliards de dollars australiens, soit environ 15,6 milliards d’euros, sur cinq ans.
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