La forte croissance d’Aldi et de Lidl au Royaume-Uni inquiète les grandes chaînes de supermarchés : Sainsbury’s, Morrisons et Iceland demandent à l’autorité de la concurrence de modifier les règles immobilières qui conféreraient un avantage déloyal aux discounters.
Égalité des chances
Le fait que la part de marché combinée d’Aldi et de Lidl au Royaume-Uni ait déjà atteint environ 20 % ne plaît manifestement pas aux grandes chaînes de supermarchés traditionnelles du pays. Elles ont demandé à la Competition and Markets Authority (CMA) de modifier les règles d’octroi de licences relatives à l’expansion des chaînes de supermarchés, rapporte le journal The Times.
Actuellement, les deux chaînes allemandes sont en effet classées comme « discounters à gamme limitée », ce qui les dispense de certaines conditions qui s’appliquent aux grands supermarchés tels que Tesco, Sainsbury’s, Morrisons, Asda et Waitrose. Cette exception visait à l’époque à soutenir les nouveaux acteurs du marché. Les auteurs de la plainte réclament désormais des conditions de concurrence équitables: ils souhaitent qu’Aldi et Lidl soient désormais également considérés comme de grandes chaînes de supermarchés, car ils bénéficieraient aujourd’hui d’un avantage déloyal dans le cadre de leurs projets d’expansion.
L’autorité examine actuellement si Aldi et Lidl répondent aux critères pour être classés parmi les grands détaillants alimentaires. Dans sa réponse, Aldi fait valoir que ses prix plus bas ne sont possibles que grâce à un assortiment limité, des magasins plus petits et un modèle d’entreprise plus simple. L’entreprise souligne qu’elle ne propose pas de commerce en ligne, de click&collect ou de livraison à domicile, et qu’elle ne dispose pas d’installations telles que des rayons boucherie ou poissonnerie, des pharmacies, des cafés, des magasins ouverts 24h/24, ni de vente de tabac ou de journaux.
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